Sur les hauteurs de Saint Félix de Reilhac et Mortemart, le hameau de la Conterie porte plus de 3 siècles d’histoire. Ancienne ferme périgourdine, il fut tour à tour lieu de vie agricole et auberge pour les voyageurs. Après des décennies d’abandon, la famille lui redonne vie, fidèle à sa vocation première : accueillir.
Les origines
Au Moyen Âge, la Conterie est une ferme dépendant d’une commanderie des Templiers, rattachée à la chapelle de Mortemart.
Ces moines soldats protègent les pèlerins de passage. Quand Philippe le Bel met fin à l’ordre, le domaine revient aux seigneurs de Mauzens et Miremont.
À la Révolution, le dernier seigneur s’exile. La Conterie change de mains et devient un relais de diligences, sur la route du courrier du Roi et des voyageurs.
« Une halte sur la route, déjà. »
L’auberge des pèlerins
En 1850, le domaine devient une ferme auberge. La forge et l’écurie laissent place à l’accueil. La maison se tient sur le chemin de Compostelle, près de la route reliant Périgueux à Toulouse.
Elle ouvre ses portes aux pèlerins, aux marchands et aux diligences. On y trouve un repas, un lit, un peu de chaleur. Un livre de comptes, retrouvé bien plus tard dans le grenier, raconte cette vie au fil des saisons.
« Déjà, un refuge au cœur du Périgord. »
Une lignée
Au fil des alliances, une même famille façonne le hameau. Du côté Deltheil comme du côté Vigier, chaque génération laisse son empreinte dans la pierre.
Joseph Vigier et Albertine Deltheil ont plusieurs enfants, parmi lesquels Paul et Albert. Paul Vigier et son épouse Simone Labrot seront les derniers gardiens du domaine. Un couple sans enfants, profondément attaché à ces terres.
La lignée se poursuit par Albert, puis Bernard, et enfin Isabelle. De liens en transmissions, l’histoire avance, toujours fidèle à la terre et à la maison.
« Avant tout, un lieu où l’on vit. »
Une histoire de racines
Isabelle est l’héritière de cette lignée. Elle grandit à Paris, mais son cœur bat un peu plus au sud. Chaque vacance la ramène en Dordogne, chez ses grands-parents.
C’est là qu’elle apprend à monter à cheval, à écouter la nature, à respecter la terre. À l’époque, son grand-oncle Paul Vigier habite la Conterie. Isabelle y passe des journées entières, autour de repas champêtres.
Très tôt, elle s’y sent à sa place. Le hameau devient son refuge, un fil invisible entre les générations.
« Très tôt, elle s’y sent à sa place. »
La belle endormie
En 1990, l’activité agricole s’arrête. La Conterie s’assoupit. Les ronces et le lierre gagnent les murs. Le hameau devient une belle endormie, figée dans le silence.
Pendant plus de 10 ans, le domaine reste en indivision. La famille continue de venir, de s’y promener, de rêver. La Conterie attend.
« Une belle endormie, figée dans le silence. »
Une évidence
Dans les années 2000, Isabelle rencontre Michel et l’emmène découvrir le Périgord, et plus particulièrement le hameau de la Conterie. Michel est originaire de Normandie. Lui aussi a grandi avec la campagne, les vallées et la nature. En arrivant ici, il tombe immédiatement sous le charme du lieu, de son atmosphère et de ce qu’il raconte.
« J’ai retrouvé l’essence de ma Normandie, avec un peu plus de soleil. »Michel
Lorsqu’ils apprennent que la Conterie pourrait être récupérée, une évidence s’impose. Ils y voient une opportunité, mais surtout une continuité. Alors ils se lancent : « On achète. »
Très vite, ils en imaginent l’avenir. Une vie à la fois professionnelle et personnelle, ancrée ici. Portés par un esprit entrepreneurial, ils dessinent les premiers contours du projet et en tracent, peu à peu, les esquisses.
Une transmission en marche
Hugo naît de leur union. Lui aussi grandit entre Paris et la Dordogne. Toutes ses vacances se passent chez ses grands-parents, Bernard et Bleuette, qui vivent non loin du domaine. Pour Hugo, le Périgord a toujours fait partie de sa vie. Il y apprend les valeurs de la terre, du partage, de la famille et du respect de la nature.
Très jeune, il découvre la Conterie. Il y passe du temps, s’y crée des souvenirs, bercé par le rêve commun de ses parents. On imagine, on projette, on rêve grand. Sans le savoir encore, l’héritage se transmet.
Le rêve devient réalité
Les années passent. Chaque vacance se déroule en Dordogne, entre nature, animaux et famille. Le projet mûrit, lentement, sûrement. Une évidence s’impose : redonner à la Conterie son rôle premier, celui d’un lieu qui accueille.
Le permis de construire est déposé. Michel et Isabelle déménagent définitivement à la Conterie. Après la sécurisation et la mise hors d’eau des bâtiments, les travaux de réhabilitation commencent.
Une nouvelle génération
Hugo intègre une école d’ingénieur à Paris. Il y rencontre Clémence. Très vite, il l’emmène découvrir la Conterie. Elle comprend aussitôt l’importance du lieu, et s’y attache à son tour.
Tous deux portés par l’entrepreneuriat, ils voient dans le hameau un projet commun, riche de sens, professionnel et personnel. Ensemble, ils prennent une décision ambitieuse : ouvrir le Domaine, et le faire vivre.
« Ouvrir le Domaine, et le faire vivre. »
Une aventure collective
Aujourd’hui, l’aventure est collective. Michel et Isabelle apportent leur expérience et leur vision. Hugo et Clémence, l’élan d’une nouvelle génération et un regard tourné vers demain.
Ils se donnent sans compter pour qu’un jour ce hameau reprenne vie, dans l’air du temps.
Leur ambition : allier un lieu chargé de mémoire à une démarche écoresponsable. En hommage aux terres de leurs ancêtres, et au monde qui change. Préserver ce patrimoine et le faire vivre aujourd’hui, avec la même hospitalité et les mêmes valeurs qu’hier.
« Une maison qui traverse les époques sans jamais perdre l’essentiel : son hospitalité. »
Et ce n’est que le début d’une grande aventure.